Par Arthur | Silent Seeds Master

Tout savoir sur les semis du cannabis

Les semis de cannabis représentent la phase la plus délicate de la culture. Pourtant, c’est également l’étape qui conditionne la vigueur future de vos plants et donc vos rendements. Dans ce guide complet, nous vous livrons toutes les clés pour réussir vos semis, du choix des graines à la transplantation, en passant par l’arrosage, la lumière et la prévention des maladies.

Qu’est-ce qu’un semis de cannabis ?

Le semis est le jeune plant qui émerge après la germination. Fragile mais essentiel, il développe ses premières feuilles (les cotylédons), puis les vraies feuilles. C’est à ce moment que se forment les fondations de votre future plante. Un semis sain donnera une plante forte, en bonne santé, résiliente et productive.

(photo semis cannabis)

Comprendre la phase de semis

Dès que la graine de cannabis germe et que la première paire de feuilles (les cotylédons) apparaît, on parle d’un semis. Cette jeune plantule est particulièrement fragile : ses racines commencent tout juste à se développer et son système foliaire est en formation. Elle dépend entièrement des conditions que vous lui offrez.

Une lumière trop intense, un excès d’eau ou un substrat inadapté peuvent suffire à compromettre son développement. Pourtant, un semis bien démarré a toutes les chances de devenir une belle plante productive et résistante. Il est donc nécessaire dès le départ, d’essayer d’instaurer les meilleures conditions possibles.

Choisir des graines de qualité

Avant toute chose, il est essentiel d’investir dans une bonne génétique. Les graines de cannabis SILENT SEEDS sont un véritable gage de qualité à différents niveaux. L’équipe de SILENT SEEDS met à profit son expérience acquise au cours des vingt dernières années chez DINAFEM SEEDS, et donc avec un niveau d’exigence très élevé, pour sélectionner les meilleures souches génétiques anciennes et modernes, pour finalement produire des graines de cannabis de la plus haute qualité.

Une fois les graines obtenues, différents tests sont réalisés de la germination à la récolte, afin de proposer à nos clients des semences de cannabis testées et approuvées par nos soins, de la meilleure qualité.

La graine de cannabis est au cœur de notre activité depuis au moins deux décennies, c’est pour cela que nous connaissons tous les aspects fondamentaux qui relèvent d’une semence de cannabis de qualité, digne de ce nom. Nous sommes parfaitement conscients que cette
dernière représente le point de départ crucial d’une culture de cannabis, et donc également des problèmes liés que cela peut provoquer par la suite.

Les semences de mauvaise qualité, mal conservées ou mal sélectionnées peuvent entraîner des taux de germination faibles, des plants chétifs, pouvant présenter des anomalies (déformations diverses, mutations génétiques etc ) ou même des traits hermaphrodites. L’équation est simple, des graines de mauvaise qualité entraînent finalement des pertes financières importantes, mais également de temps, ainsi que potentiellement des problèmes techniques de différentes natures.

(belle photo graines)

Privilégiez des variétés reconnues, faisant preuve d’une bonne stabilité génétique comme d'une bonne résistance aux nuisibles ou aux différents climats, en étant adaptées à votre environnement de culture (intérieur ou extérieur) et à votre niveau d’expérience. Si vous débutez, des variétés stables comme Critical Mango, B-45, Moby Dick, Critical + 2.0, Alien Gas XXL Auto ou encore MAC Dawg XXL Auto sont idéales. Le choix de la graine conditionne toute la suite du processus, c’est un aspect que vous devez retenir pour une bonne évolution des choses par la suite.

Créer un environnement favorable

La réussite des semis passe par un environnement stable et contrôlé. Il est fortement conseillé de commencer vos semis en intérieur, dans un espace protégé comme une mini-serre, un propagateur ou tout simplement sous un dôme transparent. Cela permet de maintenir une température constante autour de 22 à 25 °C et une humidité relative comprise entre 65 et 75 %, conditions idéales pour une évolution bénéfique, rapide et saine de vos semis.

(photo illustrative climat, gestion de l’air, humidité de l’air ou symboles pour caractériser plus simplement)

Concernant les contenants, mieux vaut démarrer dans de petits pots ou des pastilles de tourbe, qui permettent de bien maîtriser l’humidité et de favoriser le développement racinaire. Assurez-vous que le drainage soit bon, car l’eau stagnante est l’ennemi numéro un des jeunes plants.

Comment bien faire germer vos graines

La méthode de l’essuie-tout reste la plus efficace pour faire germer les graines. Elle consiste à placer les graines entre deux feuilles de papier absorbant humidifiées, elles-mêmes posées sur une assiette et recouvertes d’une autre assiette pour maintenir l’obscurité. Le tout doit être conservé dans un endroit chaud et humide. La germination prend en général entre 2 à 7 jours. Dès que la racine principale atteint environ 1,5 à 2 cm, il est temps de passer à la plantation.

(photo graine germée avec racine assez grande, 1,5 à 2 cm si possible)

Planter les graines germées

La transplantation des graines germées dans le substrat doit être faite avec précaution. Le sol doit être léger, bien aéré, peu fertilisé, et avoir un pH idéal compris entre 6 et 7. Plantez la graine dans un petit trou d’environ 1 cm de profondeur, avec la pointe de la racine vers le bas, puis recouvrez-la doucement sans trop tasser. Arrosez légèrement pour humidifier la terre sans la détremper. À ce stade, il est essentiel de placer le semis sous une lumière adaptée.

(illustration ou visuel explicatif)

Quelle lumière pour les semis de cannabis ?

Les jeunes semis de cannabis ne supportent pas une lumière trop forte. Les lampes CFL (fluocompactes) de faible puissance sont parfaites pour cette phase, ou bien des néons fluorescents, ou encore des lampes à LED adaptées. Elles émettent une lumière bleue qui stimule le développement racinaire sans brûler les feuilles fragiles. Un cycle lumineux de 18 heures de lumière pour 6 heures d’obscurité est recommandé (correspondant à la phase de croissance). La distance entre la lampe et le semis doit être d’environ 15 à 20 cm.

(photos différents types luminaires cités)

Si vous cultivez en extérieur, attendez que les semis aient 2 ou 3 paires de vraies feuilles avant de les acclimater progressivement à la lumière du soleil. Il est nécessaire de les exposer à la lumière naturelle en les mettant tout d’abord à la lumière extérieure de manière indirecte pendant au moins deux jours, pour créer une transition photosynthétique viable au niveau de l’assimilation de ce spectre lumineux différent, et ensuite vous pouvez placer vos semis directement au grand jour.

Arrosage : un équilibre délicat

Trop arroser est aussi nuisible que pas assez. Les semis de cannabis ont besoin d’un sol constamment humide mais jamais détrempé. Pour savoir si un arrosage est nécessaire, touchez la terre ou soulevez le pot : si c’est sec ou trop léger, vous pouvez arroser. Utilisez de préférence un brumisateur ou un petit arrosoir pour ne pas déloger ou abîmer les racines. L’eau utilisée doit être à température ambiante et légèrement acide (pH entre 6,0 et 6,5). Évitez l’eau du robinet non corrigée si elle est trop calcaire, car le pH est souvent supérieur à 7.

Il est surtout important, de ne pas gorger d’eau le substrat comme mentionné dans la partie précédente, mais aussi et surtout de réaliser chaque arrosage en générant une dynamique qui consiste à humidifier le support de culture en juste quantité, de manière à ce que le semis ou jeune plantule absorbe dans la journée la quasi totalité de la quantité d’eau administrée.

Gardez à l’esprit, un mécanisme similaire à des poumons humains lors de la respiration (inspiration/expiration), il faut que vous réussissiez à instaurer ce mécanisme d’absorption quotidiennement pour justement faire respirer votre substrat. Il est important de favoriser l’aération du sol, car l’oxygène est très important pour le développement des semis, plantules et finalement des plantes. Vous comprendrez progressivement, que le substrat sert finalement d’appareil respiratoire et de garde manger à nos chères plantes.

(Illustration ou visuel simple sur l’arrosage)

Faut-il nourrir les semis ?

Les semis ne doivent pas être fertilisés. Le substrat utilisé doit contenir assez de nutriments pour les deux premières semaines de croissance. Toute tentative d’engraissage prématurée peut provoquer un stress, voire brûler les racines ou les semis, parfois en entraînant même leur perte totale, si la quantité de fertilisant est excessive. Les nutriments ne deviennent nécessaires qu’une fois que le plant entre dans la phase végétative active, soit à partir de la troisième semaine environ, suite à la phase de germination.

Transplantation : quand et comment ?

Le repiquage doit être effectué dès que les racines commencent à apparaître sous les contenants, ou lorsque le plant présente 3 à 4 paires de vraies feuilles. Il est préférable de passer par étapes : pot de 1 L, puis 3 L, avant d’atteindre le pot final. Les pots trop grands d’entrée de jeu sont à éviter, car ils compliquent la gestion de l’humidité.

Le renouvellement successif des pots, permets d’apporter une dynamique vigoureuse aux semis et jeunes plantules, car ils profitent à chaque fois d’un substrat frais, riche en nutriments, ce qui leur donne un bon coup de fouet, ce qui est une excellente chose lors de la croissance. Avec ce procédé, les semis prennent une meilleure structure, plus robuste, en ayant une énergie exhaustive, ce qui donne lieu à une croissance accélérée, efficace et finalement optimale.

Pour les plantes à autofloraison, la règle est différente : elles doivent être semées directement dans leur contenant final, pour ce faire, nous vous conseillons impérativement de porter votre choix vers des pots d’une taille minimale de 11 ou 14L, ou alors de 20, 25, voire même 30L si vous avez assez d'espace disponible.

Il est nécessaire de procéder ainsi avec des graines autofleurissantes, car la durée de leur cycle de croissance est court, pas plus de vingt jours pour la plupart des variétés autos, car ensuite elles fleurissent automatiquement, indépendamment de la photopériode de la lumière. Les graines de cette catégorie disposent donc d'une période de temps limitée pour réaliser leur croissance végétative, qui ne leur laisse donc pas le temps de récupérer du stress d’une ou plusieurs transplantations successives.

Il faut bien comprendre dans ce cas précis, qu’une période de croissance bien exécutée donnera lieu à une plante bien développée, donc avec un bon port structurel et finalement avec une bonne capacité de production.

(Illustration ou visuel simple sur transplantage)

Prévenir les problèmes courants

Deux risques majeurs guettent vos semis : la fonte et l’étiolement. La fonte des semis ou “damping off” en anglais, causée par un champignon présent dans un sol trop humide : le Pythium, peut faire mourir brutalement vos plantules. Pour l’éviter, il est crucial de maîtriser l’arrosage et d’assurer une bonne ventilation.

A ce stade, comme le semis a un âge précoce, aucun traitement fongique n’est applicable, cela entraîne donc la perte pure et simple du ou des semis. Si vous observez l’amincissement soudain de la tige de vos semis depuis la base, avec un ralentissement soudain et durable de leur développement, alors il y a de grandes chances que vous observez la présence de ce pathogène.

(photo illustrative fonte des semis)

L’étiolement, quant à lui, survient lorsque la lumière est insuffisante : les semis s’allongent anormalement (montée en tige) et s’affaiblissent. Pour y remédier, placez une lumière adaptée au plus près du plant dès l’apparition des cotylédons.

(photo illustrative étiolement)

La phase de semis, bien que courte (1 à 4 semaines selon les conditions), est essentielle pour poser les bases d’une culture réussie. En choisissant une bonne génétique, en créant un environnement stable et en surveillant de près arrosage, lumière et substrat, vous maximisez les chances de voir vos jeunes plants se développer en véritables champions.